
Ce livre représente un véritable défi. Il s’attaque à un mythe majeur de l’Ahaggar, celui du tombeau de Tin-Hinan, la reine des Touaregs, à Abalessa. Dans ce livre précis et méticuleux, l’auteur fait apparaître une histoire des Touaregs où l’on décèle les influences romaines, berbères du nord, négroafricaines et musulmanes. Loin de réduire l’intérêt de la culture targuie, cette mise en perspective historique réhabilite sa dimension dynamique, vivante et interactive avec son milieu.
Ce livre pose aussi en filigrane la question du devenir de cette culture. Il intéressera de ce fait les amoureux du désert, les amis du Sahara algérien autant que les curieux à la recherche d’une image moins exotique du désert.
Karim Arib est né en 1967 à Alger. Diplômé de l’Ecole Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme d’Alger, il entame en 1994 une carrière d’architecte du patrimoine au sein de l’Office du Parc National de l’Ahaggar (OPNA) à Tamanrasset.

Un bel ouvrage qui donne à voir le rôle et l’importance de l’architecture militaire en Algérie à travers des sites historiques, des forts et des citadelles du territoire national qui racontent toute l’histoire de notre pays et qui témoignent de l’évolution de toutes les civilisations passées.

Un bel ouvrage qui donne à voir le rôle et l’importance de l’architecture militaire en Algérie à travers des sites historiques, des forts et des citadelles du territoire national qui racontent toute l’histoire de notre pays et qui témoignent de l’évolution de toutes les civilisations passées.

A Alger, les maisons se sont affranchies de la terre, du ciel et du temps. Elles se sont si bien affranchies qu’elles ne tiennent compte pas plus du levant que du couchant, elles ne tiennent compte pas plus des vents que des saisons, et elles tiennent compte encore moins du terrain et de ses accidents.
A Alger, toutes les maisons se ressemblent. Elles se ressemblent tant, qu’il m’a suffit d’en visiter une pour toutes les connaître : Une skifa obscure qui vous apprend l’arrêt, une explosion de lumière qui vous aspire au milieu de son carré de colonnes, et des pénombres feutrées partagées en biouts.
Et je vous l’avoue, comme le capitaine Barchou de Poënon, cette maison m’a éprouvé. Comme le capitaine Barchou de Poënon ma main s’est mise à écrire ce que je ne soupçonnais pas. Et porté par cette architecture qui a fini par m’habiter, mais qui ne s’habite pas, je me surprends à prendre la mesure de ce que j’ignore.